En quarts de finale de la Coupe du monde 2014, les Pays-Bas et le Costa Rica sont arrivés à égalité à la fin de la prolongation.

Tout allait se décider lors de la séance de tirs au but.
C’est alors que Louis van Gaal, le sélectionneur néerlandais, a pris la décision de remplacer le gardien.
De l’extérieur, cela semblait une décision prise au dernier moment. En réalité, elle se préparait depuis des semaines.
Van Gaal et son staff technique avaient étudié ce scénario pendant des semaines. Ils savaient que, si le match allait aux tirs au but et qu’ils disposaient encore d’un changement, Tim Krul pouvait offrir un avantage.
Le gardien avait analysé la façon dont les joueurs du Costa Rica tiraient et connaissait certaines de leurs tendances.
Ce fut l’une des décisions de leadership historiques de cette Coupe du monde.
Les Pays-Bas se sont qualifiés pour les demi-finales et cette décision est devenue l’une des décisions de leadership historiques de cette Coupe du monde.
La capacité à s’adapter naît rarement de l’improvisation. Elle commence bien avant, quand quelqu’un consacre du temps à se préparer à des scénarios dont il ne sait pas encore s’ils se produiront.
La tactique du changement
Cette deuxième leçon apparaît elle aussi fréquemment au sein des organisations.
On parle souvent d’adaptation comme s’il s’agissait d’une réaction rapide à l’imprévu.
Cependant, les équipes qui s’adaptent le mieux ne sont généralement pas celles qui improvisent le mieux, mais celles qui ont appris à lire différents scénarios avant qu’ils n’apparaissent.
Dans des environnements de changement, de pression ou d’incertitude, le leadership ne consiste pas uniquement à prendre des décisions une fois que le contexte a déjà changé. Il consiste à préparer l’équipe à répondre quand le plan initial ne suffit plus.
Une organisation peut avoir une stratégie très bien définie et, malgré tout, se retrouver face à des situations qui n’étaient pas prévues.
Dans ces moments-là, la différence ne réside pas seulement dans la rapidité avec laquelle on agit. Elle réside dans la capacité de l’équipe à comprendre ce qui se passe, à ajuster le cap et à continuer d’avancer sans perdre en clarté.
Ce n’est pas la seule leçon que laisse une Coupe du monde.
Tout au long d’une compétition apparaissent des situations qui parlent de leadership et qui passent souvent inaperçues parce que l’attention se concentre généralement sur le résultat du match.
Pourtant, il suffit de les observer avec un peu d’attention pour découvrir que les défis qui apparaissent sur le terrain ne sont pas si différents de ceux que vivent aujourd’hui beaucoup d’organisations.
C’est précisément l’idée à l’origine de Road to 2026 : Le leadership pour gagner en équipe, un programme intégral inspiré des leçons que laisse la Coupe du monde de football.
À travers sept ateliers, nous explorons comment certaines des situations les plus connues de cette compétition peuvent aider à mieux comprendre les défis que rencontrent aujourd’hui ceux qui dirigent des personnes et des équipes.
« La tactique du changement » est la deuxième de ces leçons.
Parce que s’adapter ne consiste pas uniquement à réagir quand le contexte change. Cela implique aussi de préparer les personnes à répondre quand ce changement n’est pas encore arrivé.
Prochaine étape : « Le vestiaire ». Certains des moments qui renforcent le plus une équipe se produisent avant que le match ne commence.
→ Si vous souhaitez en savoir plus sur Road to 2026 et découvrir comment nous transposons ces leçons au développement des leaders et des équipes gagnantes au sein des organisations, je serai ravie de vous en parler.
— Berta
P.-S. : Qu’est-ce qui, selon vous, pèse le plus chez un leader : avoir un bon plan ou savoir le changer à temps ?
