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L'interrupteur du talent

La leçon de la Coupe du monde pour les RH sur le leadership (I) : le banc

Chaque Coupe du monde laisse de nombreuses leçons sur le leadership, la gestion du talent et la construction d’équipes.

La leçon de la Coupe du monde pour les RH sur le leadership (I) : le banc

Dans les prochaines éditions, nous en partagerons quelques-unes, car le football permet d’observer certains des défis que vivent aussi aujourd’hui beaucoup d’organisations. Surtout quand la pression augmente.

La première leçon apparaît sur le banc.

Dans une compétition de ce niveau, le leadership ne s’exerce pas seulement sur ceux qui entrent sur le terrain dès la première minute, mais aussi sur ceux qui s’entraînent chaque jour en sachant qu’ils n’auront peut-être pas le rôle qu’ils espéraient.

C’est l’un des défis les plus délicats pour tout sélectionneur, car garder engagé un joueur qui n’est pas sous les projecteurs exige plus qu’un discours de motivation.

Cela exige que cette personne comprenne son rôle, fasse confiance au discernement de l’équipe et continue de sentir que sa préparation a du sens même si son occasion n’est pas encore arrivée.

L’Espagne a vécu quelque chose de ce genre lors de la finale de la Coupe du monde 2010.

Cesc Fàbregas a commencé ce match sur le banc, bien qu’il fût l’un des grands talents de cette génération.

Il a dû attendre la 87e minute pour entrer sur le terrain, alors que le match était encore totalement ouvert et que la tension commençait à peser sur tous.

En prolongation, après de longues minutes d’attente, il est apparu dans l’une des actions les plus importantes de l’histoire de la sélection espagnole.

Il a reçu le ballon, a levé la tête et a donné la passe qui a fini par le but d’Iniesta.

Quelqu’un qui n’avait pas commencé comme protagoniste a fini par participer au moment décisif.

Les équipes n’ont pas seulement besoin de personnes brillantes sur le terrain ; elles ont aussi besoin de personnes prêtes à contribuer quand leur moment arrive, même quand ce moment tarde plus que prévu.

Quelque chose de semblable se produit aussi au sein des organisations.

Tout le monde n’occupe pas toujours la place la plus visible. Il y a des moments où quelqu’un dirige un projet important, présente les résultats ou reçoit la reconnaissance. À d’autres, le travail consiste simplement à continuer de préparer l’équipe pour la prochaine occasion.

C’est là qu’apparaît l’une des responsabilités les plus complexes du leadership. Faire en sorte que les personnes continuent de sentir qu’elles font partie de l’équipe, même quand les projecteurs se déplacent.

Parce que l’engagement ne dépend pas uniquement de ce qu’une personne fait. Il dépend aussi de la façon dont elle vit la place qu’elle occupe au sein du groupe.

Ce n’est pas la seule leçon que laisse une Coupe du monde.

Chaque compétition réunit des dizaines de situations qui parlent de leadership, de prise de décision, de communication, de gestion du changement ou de construction d’équipes.

Nous pensons souvent que ces histoires appartiennent uniquement au sport.

Pourtant, il suffit de les observer avec un peu d’attention pour découvrir que les défis qui apparaissent sur le terrain ne sont pas si différents de ceux que vivent aujourd’hui beaucoup d’organisations.

C’est précisément l’idée à l’origine de Road to 2026, un programme intégral de leadership inspiré des leçons que laisse la Coupe du monde de football.

À travers sept ateliers, nous explorons comment certaines des situations les plus connues de la Coupe du monde peuvent aider à mieux comprendre les défis que rencontrent aujourd’hui ceux qui dirigent des personnes et des équipes.

Certaines leçons se comprennent bien mieux quand on les observe en action. « Le banc des champions » est la première d’entre elles.

Dans le prochain article : « Le vestiaire ». Parce que certains des moments qui influencent le plus la performance d’une équipe se produisent quand le match n’a pas encore commencé.

→ Si vous souhaitez en savoir plus sur Road to 2026 et découvrir comment nous transposons ces leçons au développement des leaders et des équipes au sein des organisations, nous serons ravis de vous en parler.

— Berta

P.-S. : Pensez-vous qu’un bon leader doit consacrer plus de temps à ceux qui brillent… ou à ceux qui attendent encore leur chance ?

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